Derrière les murs, des gens

La rénovation urbaine, ce n’est pas que de « l’urbain », c’est surtout de « l’humain ». C’est dynamiser un territoire qui a besoin d’emplois, de commerces, de services. C’est mettre fin à tout ce qui dysfonctionne, c’est rattraper les inégalités, c’est améliorer le cadre de vie, qui n’est pas que la cage d’escalier mais c’est aussi la crèche, l’école, le gymnase…

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Le renouvellement urbain ne peut pas se faire sans les habitants. Mme Lutz, maire de Mulhouse, qui organise une réunion au Drouot, pour informer les habitants que leur immeuble va être détruit et qu’ils devront quitter le quartier, n’a pas tiré les leçons de ce qui a été vécu ailleurs : à Bourtzwiller, à Wagner.

Les habitants ne sont pas des objets que l’on déplace au gré des réaménagements urbains. Ils ont des projets : de vie, de travail, de relations de voisinage. Ils ont des idées. Ils ont des espoirs. La mixité, ils ne sont pas contre, ils en rêvent même, mais elle ne s’impose pas par la force, même déguisée en « accompagnement ».

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Où est l’humain dans la démarche engagée au Drouot ? Où est la participation, la concertation ? On ne fait pas une politique dans un bureau en mettant des coups de gomme sur la carte d’un quartier. Le renouvellement urbain, ce devrait être aussi et d’abord un renouvellement des pratiques, pas des actions au coup par coup mais un changement qui dure et qui perdure pour les habitants.

Ce n’est que lorsque l’humain prime sur l’urbain, pour se mêler étroitement, que le renouvellement attendu peut réussir. La municipalité ne semble pas avoir compris l’essentiel : elle a oublié les gens, elle a oublié peut-être que derrière les murs vivaient des familles. #AudaceEspoir