Ces femmes dont nous avons tant besoin

Non, le 8 mars n’est pas la journée de la femme. Oui, le 8 mars est la Journée internationale des Droits des Femmes. Cette journée vient une fois par an nous rappeler que nous avons encore des progrès à faire pour l’égalité entre les femmes et les hommes, ici comme ailleurs dans le monde. Elle est l’occasion de faire le point sur les avancées.

Je voudrais en ce jour rendre hommage à toutes ces femmes qui mènent une action généreuse et solidaire envers les autres femmes de leur voisinage. Elles méritent vraiment notre admiration et notre reconnaissance. Elles sont Haut-Rhinoises, elles sont de Mulhouse et agglomération, et j’ai aujourd’hui une pensée pour elles et pour ce qu’elles font, dans l’anonymat, et je respecterai cette volonté d’anonymat.

Les femmes sont concrètes, elles agissent, elles ne tergiversent pas. Je pense à ces femmes de la Cité Briand. Actives dans une instance de concertation, elles ont tout de suite pris en compte le bien-être des habitants et décidé d’aider les enfants et les jeunes du quartier, elles se sont mobilisées pour éradiquer les punaises de lit qui infestaient les appartements.

I.A (habitant Les Coteaux), femme modeste, qui reçoit les minima sociaux, 5 enfants, a mis en place dans les quartiers prioritaires de Mulhouse une action autour de l’art et du chant. Elle a fait du porte à porte pour convaincre les familles et les parents.

Le Collectif des femmes de Bourtzwiller a commencé une action de partage de savoirs pour les mères du quartier et explore maintenant d’autres champs en aidant les femmes seules élevant des enfants.

D’autres femmes de Bourtzwiller ont décidé d’aller rompre l’isolement des personnes âgées en allant systématiquement les rencontrer et les aider si elles en avaient besoin.

M.F. est engagée depuis très longtemps dans la création de liens entre les familles de ce même quartier de Bourtzwiller.

K.B. a créé un club de sport, toujours à Bourtzwiller, et elle s’investit auprès des gens pour leur bien-être et leur santé.

Aux Coteaux, un groupe de femmes en aide d’autres à dépasser leurs problèmes en s’appuyant sur leur expérience. Par exemple, elle les accompagne pour mieux gérer la crise d’adolescence de leurs enfants.

D’autres femmes sont engagées pour la propreté du quartier et elles font du porte à porte pour expliquer quels sont les bons gestes et pour que cessent les incivilités.

M.L. (à La Fonderie) s’engage, elle, pour le bien loger, en dénonçant les problèmes que connaissent les locataires dans leurs appartements.

Je pense à M.R., à D.L et à C.K. et à toutes les femmes, engagées dans des associations, qu’elles soient professionnelles ou bénévoles, pour venir en aide et en accompagnement des femmes, modestes, fragiles, victimes de violences, de viol, les femmes isolées.

Je voudrais rendre hommage au CEDIFF, au Planning Familial, avec leurs militantes, leurs chargées de mission, et à toutes les associations qui luttent contre les violences faites aux femmes.

Je ne peux pas toutes les citer, car ce serait trop long, mais à toutes, je voudrais dire ma reconnaissance pour leur action, pour leur engagement, pour leur militantisme. Sans elles, notre société serait une autre société, cruelle, sauvage. Nous avons tous besoin de leur courage, de leur bienveillance, de leur générosité.

En France, les droits des femmes ont encore à progresser et nous n’oublions pas tous les pays dans le monde où ces droits sont méprisés, où les femmes sont en danger de mort, où elles sont maintenues dans un statut mineur. N’oublions pas non plus celles qui, partout, combattent pour ces droits.

Le 8 mars, journée du souvenir des combattantes d’hier, est aussi une journée pour l’avenir, un avenir meilleur et digne pour les femmes du monde entier.