La jeunesse, une priorité pour la nouvelle collectivité d’Alsace

Une jeunesse précarisée et qui a perdu la confiance en l’avenir, c’est une société tout entière qui perd sa vitalité. La jeunesse doit retrouver l’espoir. Ne laissons pas s’installer la nouvelle pauvreté !

Soutenir les emplois de convivialité

Je voudrais aujourd’hui avoir une pensée pour tous les Alsaciens qui se trouvent confrontés aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire. Ce sont des pans entiers de notre économie qui s’en trouvent directement affectés et il se trouve qu’il s’agit surtout des secteurs qui sont ceux de la convivialité et du vivre ensemble : la restauration et l’hôtellerie, le tourisme, la culture, le sport, les loisirs… Ce sont aussi ceux qui, non seulement, sont en temps normal très fréquentés par la jeunesse mais aussi et surtout ceux qui en temps normal leur fournissent des emplois, permanents ou d’appoint, particulièrement pour les étudiants. La vie estudiantine est aujourd’hui en plein marasme, la vie de la jeunesse, même, d’une façon plus générale. Nous entendons de plus en plus parler de suicides, de consultations psychiatriques.

Remettre la jeunesse au coeur de la vie locale

Nous savons bien que le curatif, sur le plan social, c’est-à-dire l’aide financière ou la distribution alimentaire, c’est essentiel pour répondre aux situations de la plus grande urgence. Mais je voudrais insister sur l’importance de l’aspect préventif. Il y a dans la jeunesse une grande pauvreté qui s’installe. Ce qui auparavant pouvait être provisoire devient aujourd’hui permanent. Une jeunesse précarisée et qui a perdu la confiance en l’avenir, c’est une société tout entière qui perd sa vitalité. La jeunesse doit retrouver l’espoir. Ne laissons pas s’installer la nouvelle pauvreté ! Ni chez les entrepreneurs de ces secteurs que je viens de citer, ni chez ceux qui vivent des emplois de la convivialité. Il ne s’agit bien sûr pas de remettre en cause les mesures barrières face à la contamination. Il s’agit de libérer les initiatives solidaires et d’imaginer, territoire par territoire, des solutions qui remettent la jeunesse au cœur de la vie locale. Je n’ai pas de solution miracle mais je crois en la capacité alsacienne de résilience en mettant ensemble nos énergies pour gagner cette bataille.

Mobiliser tous les leviers de l’inclusion

Nous avons des compétences pour soutenir la jeunesse dans leurs difficultés à se loger, nous avons des compétences de protection de l’enfance et de l’adolescence, nous avons des compétences de soutien aux initiatives solidaires. Je sais que nous sommes en capacité et, avec le président Bierry, nous en avons la volonté, de mobiliser tous les leviers de l’inclusion de la jeunesse et de soutien à l’économie pour faire face à la nouvelle pauvreté.