Ce n’est pas de fleurs dont les femmes ont besoin !

Le 8 mars n’est jamais un jour comme les autres : il invite à se dire que rien n’est acquis et que tout doit encore se gagner lorsqu’il est question du droit des femmes. Portons notre regard vers toutes ces femmes victimes de violences : elles viennent de tous les milieux sociaux, elles sont seules à faire face à un quotidien qui les meurtrit. Portons notre attention vers ces femmes immigrées âgées qui, dans leur vie ont subi une double peine, celle d’être déracinées pour suivre un homme que souvent elles ne connaissaient même pas, et qui, au terme d’une vie consacrée à leur foyer et à leurs enfants, se voient obligées de retourner vers un pays qui n’est plus le leur, laissant ici des enfants devenus grands, abandonnées par le mari parti avec une plus jeune femme, ne possédant rien ni ici ni là-bas, ne possédant plus que leurs souvenirs et leurs peines. Portons notre intérêt à toutes ces femmes les plus fragiles, celles qui sont invisibles, celles qui n’ont connu que la misère, celles qui élèvent seules leurs enfants dans des quartiers dégradés par le temps et par l’abandon. Tant de femmes, aujourd’hui encore en 2016, ont besoin de notre bienveillance et de notre action déterminée pour leurs droits, pour défendre leur dignité et pour les honorer.

Je salue toutes les associations qui, toute l’année, agissent pour les droits des femmes et j’invite en ce 8 mars 2016 à affirmer l’engagement féminin et la solidarité féminine envers celles qui en ont le plus besoin. Le 8 mars ne doit pas être détourné de son sens : ce n’est pas de fleurs dont les femmes ont besoin mais de droits !