Les principes et méthodes du cercle MLK

Nous resterons créatifs et profondément démocratiques tout au long du processus des cercles Martin Luther King.

Mais ce qui est sûr et ce dont je me porte garante (et je veillerai à cela en tant que Présidente du Cercle !) c’est que nous resterons intransigeants sur les PRINCIPES qui sous-tendront nos méthodes et nos actions.

J’ai déjà partagé dans des instances publiques la méthode du « DONNER à CHACUN SON POUVOIR d’AGIR » et je peux donc vous en dire ici quelques mots.

Voilà les points de principes et donc de méthode dont nous sommes profondément, passionnément, intimement convaincus

FAIRE VALOIR L’EXPERTISE d’USAGE, plutôt que l’expertise théorique !

On ne résoudra pas la pauvreté sans les pauvres, l’exclusion sans les exclus, l’éducation sans les apprenants etc…

Nous croyons que chacun a des compétences et chacun a un segment de sa vie où il peut récupérer son pouvoir et bouger.

! Nous croyons aux GENS et au TERRAIN !

VALORISER LES PERSONNES.

Chacun peut être valorisé pour quelque chose.

Nous veillerons à « valoriser » les personnes qui ne sont jamais visibles, les parcours courageux, nous donnerons de la valeur et des responsabilités aux personnes.

Dans le Cercle MLK, nous voulons FAIRE AVEC LES GENS AVEC QUI ON NE FAIT JAMAIS et AVEC QUI ON NE SAIT PAS FAIRE !

Nous voulons aussi agir là où il y a les problèmes et les potentiels des personnes, concrètement, et pas en périphérie, pas abstraitement ou administrativement.

J’ai souvent pour habitude de parler des « Sans-Voix ».

Le Cercle MLK sera un Lobby pour les Sans-Voix !

Je ne veux pas en disant cela victimiser ou rendre coupable qui que ce soit.

Simplement aujourd’hui dans la vie publique, on se rend bien compte que tout se passe comme si on organisait la frustration.

On frustre les acteurs, professionnels, administrations, engagés qui sont pourtant pleins de bonne volonté, Par exemple (des acteurs socioprofessionnels qui organisent des actions, mais qui se plaignent que les personnes « pour qui ils se démènent » ne viennent pas !

Ces professionnels sont très frustrés et parfois très amers car ils sont déçus que leurs actions ne fonctionnent pas malgré leurs efforts.

Mais on frustre plus encore les personnes qui ont besoin de s’en sortir, de se créer une vie meilleure – les personnes qui sont sous le seuil de pauvreté, les jeunes qui sont déscolarisés ou sans emploi, les mères seules etc.

Toutes ces personnes dont les besoins sont immenses n’accèdent pourtant pas, pour diverses raisons, aux services, aux parcours, aux compétences qu’il leur faut pour s’en sortir.

Tous ces gens en sont évidemment très frustrés.

Ils croient que personne ne les aide et ils finissent par s’exclure eux-mêmes.