Un soutien pour toutes les familles

Les familles sont aujourd’hui inquiètes : quel avenir pour les enfants ? comment faire face à toutes les charges qui se cumulent dans la vie quotidienne ? comment concilier la vie familiale et la vie professionnelle ? comment une génération peut-elle en aider une autre, alors que chacune est fragilisée, avec des pouvoirs d’achat qui ne cessent pas de baisser, pour les plus jeunes mais aussi pour les plus âgés ? On sait aussi que de plus en plus de parents, et surtout de femmes, assument seules l’éducation et la charge de leurs enfants. Aucun responsable politique ne devrait rester indifférent aux besoins de soutien, d’accompagnement qu’expriment, ou que n’expriment pas d’ailleurs, les parents, les familles. Toutes les familles, quelles qu’elles soient, ont des attentes légitimes et la collectivité doit y être très attentive. Aussi bien les familles rurales que les familles urbaines. Aussi bien les jeunes parents que les personnes âgées.

Au Département, nous sommes à l’intersection de politiques publiques qui concernent directement les familles : la protection de l’enfance, bien entendu, mais aussi le logement, les collèges, le soutien aux projets des communes,…

La CAF vient de réunir ses partenaires pour aller vers un Schéma départemental des services aux familles, répondant ainsi à une volonté de l’État. La CAF ne peut pas être seule à faire face aux nouveaux besoins. Les communes ne peuvent pas être seules à faire face aux effets des nouveaux rythmes scolaires. Le Département ne peut pas être seul à faire face à l’explosion des précarités. Il nous faut donc bien agir ensemble. Il faut donc bien un Schéma départemental, c’est-à-dire un outil qui mette en cohérence les actions des uns et des autres, qui donne une impulsion, qui réponde aux besoins concrets de toutes les familles ; quand arrive un enfant, quand un enfant entre à l’école, puis au collège, puis au lycée, puis peut-être en faculté, quand un enfant connait un handicap, quand un enfant malheureusement décède, etc. A chaque famille, une situation différente et des questions qui attendent des réponses diverses. Pour cela, tous les acteurs publics, mais pas seulement eux, les professionnels, les associations doivent être capables de travailler en réseau, de se connaître d’abord, d’agir ensemble ensuite.

Encore un vaste défi ! Mais j’ai confiance en notre capacité collective à le relever. Dans toutes les initiatives que je soutiens ou que j’impulse au Département, je n’ai pas devant moi un tableau de chiffres et des dossiers anonymes, j’ai le visage des gens que je rencontre, que je côtoie, j’ai leurs espoirs comme leurs désespoirs, j’ai leurs yeux qui me regardent, j’ai des sourires aussi, j’ai en face de moi des mamans qui aiment, plus que tout, leurs enfants, et des pères tout autant, et des enfants qui rêvent encore. C’est pour elles et pour eux que se fait une politique familiale, au service de toutes les familles.