Un milliard pour la ville

Au moment même où j’intervenais le 23 novembre 2020 au Conseil d’agglomération de m2A, le Premier Ministre Jean Castex, accompagné des principaux ministres concernés, annonçait qu’il répondait favorablement à la principale demande de l’Appel des 101 maires. A confirmer cependant dans les modalités de la mise en œuvre. Nous restons vigilants !

Mon intervention ci-dessous.

Le 14 novembre dernier, 101 maires ont adressé une alerte urgente au Président de la République lui demandant de consacrer 1% des 100 milliards du plan de relance pour sauver les zones sensibles en voie de paupérisation accélérée.

J’y souscris totalement. Cette démarche fait suite à la dynamique nationale Territoires gagnants lancée à Mulhouse en janvier 2018 à l’occasion de l’étape alsacienne du Tour de France des solutions que nous avons accueillie chez nous à mon initiative.

Elle fait suite à l’Appel de Grigny quelques mois plus tôt, puis au rapport de Jean-Louis Borloo qui, malheureusement, n’a pas trouvé à mon sens tout l’écho qu’il aurait mérité d’avoir.

Le gouvernement à l’époque n’a pas pris toute la mesure de cette bombe à retardement qui nous attend si nous n’agissons pas. C’est le terme qu’avait déjà utilisé Jean-Louis Borloo en 2018 et que reprennent aujourd’hui les 101 maires. La politique de la ville reste donc notre défi majeur aujourd’hui et la bonne échelle pour intervenir est celle des agglomérations. D’où notre responsabilité aujourd’hui.

La gouvernance actuelle de M2A est en capacité de mener à bien ce combat qui est le nôtre pour une politique de la ville audacieuse et juste pour tous nos territoires.

M2A travaille dans un partenariat constructif avec toutes les communes qui la composent. C’est essentiel comme est essentiel le partenariat avec la prochaine Collectivité européenne d’Alsace, avec l’Etat et ses outils dont le principal en la matière est l’ANRU, avec les associations et tous les acteurs concernés.

M2A a la capacité d’impulser et d’animer la solidarité entre les territoires et la cohésion urbaine dans toute l’agglomération.

Vous savez tous l’importance de réveiller la démocratie en favorisant la participation active comme nous y appelle la loi Lamy, toujours en vigueur mais si mal appliquée.

Aucune politique de la ville ne peut se réaliser sans que les premiers concernés, les habitants eux-mêmes, ne soient directement et fortement associés, par les conseils citoyens et par tout autre moyen imaginable et innovant. C’est du pouvoir d’agir des habitants dont il est question, de leur capacité à prendre en main eux-mêmes leur avenir, avec un accompagnement bienveillant et respectueux par les pouvoirs publics et par nous, élus.

Je voulais à l’occasion de cette très importante délibération faire ressortir ces quelques éléments fondamentaux. J’avais en 2018 apporté toute ma contribution au Plan Borloo en m’appuyant sur les travaux des États Généraux de la Ville à Mulhouse. Je continue à dire aujourd’hui que c’est à l’échelle locale et de la proximité que nous pouvons agir. Nous sommes porteurs, à notre échelle de l’agglomération, de cette urgence sociale.