Un plan de rebond solidaire et durable pour l’Alsace

L’Alsace a été la première région de France touchée par la pandémie de covid 19 il y a plus d’un an. Nos deux départements alsaciens ont été particulièrement actifs pendant ces douze mois puisque nous avons lancé un vrai Plan Marshal contre la maladie et contre ses conséquences en y consacrant dès 2020 pas moins de 200 M€ en données cumulées. Les initiatives solidaires se sont multipliées avec la générosité remarquable de beaucoup de nos concitoyens.

Mais aujourd’hui, notre économie est sinistrée et la population est en souffrance. Nous devons donc faire rebondir l’Alsace et les Alsaciens en lançant un plan, ambitieux de 330 millions d’euros qui ne doit oublier personne.

Ce plan alsacien de rebond sera solidaire et durable, échelonné sur trois ans, de 2021 à 2023.

Ces fonds abonderont ceux de la solidarité nationale. Face à l’urgence ce plan sera mis en œuvre dès cette semaine avec trois maîtres-mots : expérimenter (sur certains territoires), mettre en réseau (toujours), innover (partout). Nous décidons d’agir sur les angles morts des autres plans de relance mis en place par ailleurs.

A qui est particulièrement destiné ce plan et pourquoi ?

Ce plan répond aux constats que nous faisons de l’arrivée d’une nouvelle sinistralité.

  • des habitants fragilisés, notamment les jeunes,
  • des secteurs clefs complètement à l’arrêt (tourisme, culture ),
  • des populations oubliées de tous les plans d’aide,

mais aussi une transition accélérée dans les secteurs numériques, le développement durable et le recours au circuit-court.

Mais ce plan, comment ça marche ?

  • Une réflexion co-construite : faire avec les principaux intéressés pour être opérationnels, concrets et pertinents par rapport aux besoins
  • qui tient compte tant des expertises d’usages que des experts
  • des concertations territoriales et thématiques
  • des consultations partenariales

Pour créer ce plan afin qu’il soit le plus proche du territoire et de ses besoins, notre méthode a donc été celle de la co-construction avec la société civile, les collectivités, les chambres consulaires et les citoyens. Nous avons fait plusieurs dizaines de réunions depuis janvier. Nous avons rencontré des populations plus touchées que d’autres : ce sont en particulier les jeunes et nous avons voulu que la jeunesse soit un axe fort du plan.

Cette co-construction va continuer tout au long de la mise en œuvre du plan afin de l’adapter au mieux au fur et à mesure de sa mise en œuvre.

Tous ceux que nous avons pu rencontrer nous disent leur volonté de mutualiser, de solidariser, de mettre en réseau. Ils disent leur espoir dans notre nouvelle collectivité et nous ne devons pas les décevoir.