Une journée pour agir

Le 8 mars se rappelle à nous chaque année comme une date importante où nous célébrons la lutte des femmes, chez nous et à travers le monde, pour défendre leurs droits. Cette Journée internationale des droits des femmes est un temps fort de célébration mais aussi de réclamation et de dénonciation. Nous devons rester toujours vigilants pour que tout ce qui a été conquis ne connaisse aucun recul. Nous devons toujours rester en veille.

Une femme libre et heureuse apporte à la société tout son talent et toutes ses qualités, que ce soit pour éduquer ses enfants, pour s’investir dans la vie de son quartier, pour prendre des responsabilités dans l’entreprise, pour s’exprimer dans la création artistique…

Ceci est vrai dans notre pays, ceci doit être la règle dans le monde entier. Nous sommes solidaires des femmes qui luttent dans des régions du monde où les traditions les enferment dans la soumission.

En France même, nous le savons tous, nous sommes encore loin de l’égalité des salaires, de la parité dans la vie publique. Le harcèlement est dans la rue, dans les transports et jusque dans les entreprises. Les violences faites aux femmes sont encore très fréquentes, dans tous les milieux. Cette Journée est l’occasion de le répéter et d’agir.

A Mulhouse

A Mulhouse, nous agissons. Nous avons mis en place un Observatoire des violences faites aux femmes. Les associations défendant les droits des femmes sont très actives dans notre ville et je tiens à les saluer et à les remercier aujourd’hui pour tout le travail de fond, parfois invisible et peu connu, qu’elles mènent au quotidien, auprès des adolescentes qui ont besoin de conseils, auprès des victimes de violences  et de harcèlement, auprès des victimes de la prostitution. Mulhouse, ville frontalière, est particulièrement exposée aux trafics internationaux.

La grande cause du quinquennat

A la fin du mois de mars, le gouvernement présentera un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, contre le harcèlement de rue. La secrétaire d’Etat, Marlène Schiappa, a bien rappelé qu’il s’agit là d’un véritable combat culturel et les sanctions devront avoir valeur d’exemple.

L’égalité femmes-hommes est la grande cause du quinquennat. Nous sommes toutes et tous en mesure d’agir pour que plus de femmes accèdent à des métiers à tort jugés masculins, pour que plus de femmes acceptent de prendre des responsabilités, pour que les femmes puissent concilier sans difficulté leur vie familiale et leur vie professionnelle.

C’est tout cela, le 8 mars, une journée pour faire avancer des droits, une journée pour oser dire, une journée pour agir.

(image: à la radio pour la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2018)